Dans le temps qui galope,
Les rêves se chevauchent
Et s’enchevêtrent par la fenêtre…
Ils s’accomplissent la nuit
Tremblant d’émoi,
Ne laissant rien paraître
Au jour violent des moi…
Voilé de la brume discrète
Des aurores nocturnes violettes
Surgit le soleil de minuit:
Des syncopes orangées transhumés de rose échevelé
De saints orages électrifiant des corps embaumés
De parfums étranges aux fragrances inouïes
Réveillent les morts en une nouvelle épiphanie.
Est-ce la danse des âmes perdues dans le Styx de l’oubli?
Ou le feu qui s’embrase en se rappelant à l’esprit?
Ô Léthé qui ondule, quel pont construiras-tu?
Ô Aléthéia funambule, quel fil démêleras-tu?
Delta incertain des ondes caressant
Le rêve alpha des ondines
Tandis que je remonte en sourdine
Le Nil bleu des villes orangées
Jusqu’à l’embouchure de lacs tranquilles
Où s’enracine, la sève des anges mélangés.
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