Entre les ronces et les mûres silencieuses,
Entre les orties, les genêts et les buis,
Se fraye parfois à la lumière
Des treilles de roses éphémères
Au parfum persistant
Au parfum insistant
Au fruit rouge vif comme une pépite
Ces roses ne sont pas taillées
Leurs pétales ne sont pas des gouffres
Et leurs âmes pas des béances qui souffrent
Elles vivent tout l’été
Et se referment sous le gel
Pour renaître aussitôt le printemps réveillé.
Quand le jardinier est las de jardiner
Il va se promener
Et hume ces parfums qui persistent
ces parfums qui insistent
qu’il ne peut saisir de par leurs épines
(et parce qu’un jardinier jardine)
mais qui osent par l’éclat de leur couleur églantine
Rayonner dans la roseraie blanche leur fragrance divine.
Dans sa nuit, l’heure bleue se syncope d’orangé.
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