pensée d’un berger

juillet 28th, 2008 · No Comments

Garder les moutons comporte deux grandes vertus : la première est celle de nous éloigner de la plaine des hommes pour goûter nous aussi à la verdeur des alpages, la deuxième est, en observant les ovins, de nous consoler de la bêtise humaine. Nous ne sommes heureusement effectivement pas la seule espèce à naviguer dans l’existence entre le désir, la peur et l’indifférence : les moutons nous y précèdent. Prenant conscience de ceci, peut-être est-il même possible, durant le profond sommeil de ces deux espèces, de nous éveiller à d’autres modes d’existence qu’il reste à inventer, hors des pâturages rasés de notre âge.

Tags: Pensées

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