L’arcade or et blanche
Encadre une porte d’ivoire
Deux cornes en gardent l’entrée
Fichées dans le volcan de la pyramide de Gizeh
Celui qui frappe là
Verra la tempête se soulever
La hargne des hordes sans nom
Avec des crocs noirs de sang
Qui chercheront le sang de Celui
Qui vient défier leur temps.
Alors dans le Nil aux crocodiles
Est noyé de vase boueuse
La momie du candidat à l’éternité,
La danse des esclaves houleuse
Et la ronde du monde applaudit :
Le pharaon est mort et les champs par le sang versé fertilisé.
Mais des cendres du temple d’albâtre
Rougissent des braises à l’horizon étoilé
Un tison ardent embrase
Il marche à travers ombres et nuées,
Levant les morts, soignant les blessés.
Son Nom n’est pas celui que nous croyons
C’est dans le cri de notre cœur qu’est inscrit
Le Feu qui crucifiera nos fantômes d’humanité
Et qui de la prière de nos os, fera ressurgir la moelle de Dieu incarné.
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