Près de la terre sèche et du sol rocailleux,
Là où le désert hésite à blanchir ou à fleurir,
Entre les interstices des éboulis, là où le vent souffle à flétrir
Les fleurs épanouies : un arbre résiste de son mieux.
Ô Olivier, arbre sec et à vif, arbre dense
Entortillé, ramassé sur sa sève et sur ses branches
Ô enfant du soleil trituré de mistral, torturé des cieux immenses
Contemple ton fruit, et vois l’huile sacrée qui en est retirée quand tu te penches.
A tes côtés, entre l’aubépine et le cep de vigne,
Lentement, un rosier avance, offrant en guise de géométrie,
Comme le chardon sortant des rocs blancs, un bouquet d’épines.
Mais la rose couve sa floraison et vient faire éclore ta poitrine.
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