Plonger dans une caverne comme une mère,
Et capter la lumière filtrée par l’éther :
Se croire en plein jour, la bouche et les yeux ouverts,
Tandis que notre grabat se remue sous terre,
Se tortille de peur et rampe comme les vers
Pour chercher un pain de sueur et de misère,
Accumuler les activités futiles,
Les travaux laborieux, en s’y croyant utile.
Tandis que la réalité de l’âme est là,
Nous appelant de nos entrailles à chaque pas,
Simple et éblouissante de majesté,
Nous demandant incessamment d’abandonner,
De nous abandonner à son ample silence,
A ses guides invisibles, mystérieux, qui dansent.
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