Au seuil du corps

août 26th, 2007 · No Comments


 

L’âme migrante qui a longtemps voyagé,

De la nuit lactée, à la terre aux gouffres bleus,

Trouve dans le corps une goutte de rosée,

Une flamme fragile, à s’en brûler les yeux.

 

Un feu couve sous une charpente de cendres :

Un sang y coule, entre le bœuf et la lumière,

Des os de pierre serpentent sous des méandres,

Des étincelles au cœur flambant et cellulaire,

 

Cherchent le Graal manquant, pour le lac tourmenté

Cherchent l’épée, près de la colonne oubliée,

Et trouvent les caves, la rouille et la misère.

 

Un trésor s’engloutit depuis six mille années

Dans les cales du corps, galion inespéré,

Pour l’âme, qui veut y retrouver, sa Lumière.

 

Tags: Sonnets

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